Actualités Orinox, Talents
27/08/26

La maquette numérique industrielle ne consiste pas simplement à représenter une installation en trois dimensions. Derrière chaque modèle se trouvent des contraintes de conception, des exigences réglementaires, des interfaces entre disciplines et, surtout, une réalité industrielle à prendre en compte.
C’est dans cet environnement que Nizar évolue depuis plus de sept ans chez ORINOX.
Entré dans l’entreprise en tant que Projeteur 1 avec 15 ans d’expérience dans la conception industrielle, il a progressivement développé ses compétences et son autonomie, jusqu’à obtenir sa certification P2 en 2021 puis P3 en février 2024. Son parcours l’a conduit à intervenir sur des projets pour des acteurs industriels tels que Chantiers de l’Atlantique, Framatome, Parlym, Boccard, SUEZ, IPSB ou encore Séché Environnement.
Parmi les projets sur lesquels Nizar a travaillé figurent notamment la structure offshore du projet Arctic LNG 2 avec Chantiers de l’Atlantique, la station de traitement et de valorisation des eaux usées Haliotis 2 à Nice avec SUEZ, ainsi qu’une station de traitement des PFAS sur un site de Sanofi avec Séché Environnement.
Des projets différents par leur secteur et leurs contraintes, mais qui ont un point commun : la nécessité de garantir la cohérence entre les différentes disciplines et les exigences du projet. Pour Nizar, c’est précisément ce qui distingue un projet industriel complexe d’une modélisation plus classique : la gestion des interfaces et des interférences entre les métiers.
« En maquette industrielle, il ne suffit pas que chaque élément soit correctement modélisé. Il faut aussi vérifier que l’ensemble fonctionne et reste cohérent avec les autres disciplines. »
Cette approche nécessite de travailler en étroite collaboration avec les ingénieurs procédés. Les solutions techniques sont présentées dans la maquette 3D, puis confrontées aux normes, aux principes de fonctionnement et aux contraintes du projet.
La maîtrise des outils numériques constitue une compétence essentielle du métier. Nizar a notamment développé son expertise sur E3D et Revit au cours de son parcours chez ORINOX. Mais l’outil reste un moyen.
La connaissance des règles de conception en installation générale, la lecture des documents techniques et la compréhension des contraintes de fabrication, d’exploitation ou d’intervention restent déterminantes pour concevoir une installation pertinente.
Son expérience en charpente, chaudronnerie et tuyauterie lui permet notamment d’identifier des pistes d’optimisation et d’anticiper certaines difficultés susceptibles d’avoir un impact sur les coûts ou les risques liés aux solutions retenues. La maquette numérique gagne ainsi en précision grâce à l’expérience de ceux qui la construisent.
L’évolution des outils impose également une capacité d’adaptation permanente.
Lors d’une mission chez SUEZ, Nizar a ainsi été amené à intervenir sur un projet nécessitant la maîtrise de Revit, un logiciel qu’il n’avait encore jamais utilisé.
Plutôt que de considérer cette nouvelle technologie comme une contrainte, ORINOX a accompagné sa montée en compétences, notamment à travers des formations en ligne. Il a rapidement atteint un niveau fonctionnel permettant de répondre aux besoins du projet. Cette expérience illustre une compétence devenue essentielle dans l’ingénierie numérique : savoir apprendre un nouvel outil suffisamment rapidement pour le mettre au service du projet, sans perdre de vue les fondamentaux du métier.
Pour Nizar, la digitalisation ne fait donc pas disparaître l’expertise métier. Elle la rend au contraire encore plus importante.
Même avec des outils numériques toujours plus précis, certains écarts avec la réalité d’une installation ne peuvent être appréhendés qu’à travers l’expérience. C’est pourquoi une bonne pratique de conception repose selon lui sur plusieurs réflexes : comprendre les exigences techniques et les contraintes du site, respecter les normes applicables, vérifier les documents de référence et surtout coordonner les choix avec les autres disciplines, notamment l’électricité et l’instrumentation.
La performance d’une maquette ne se mesure donc pas uniquement à sa précision graphique. Elle se mesure à sa capacité à représenter une solution industrielle cohérente, exploitable et partagée par l’ensemble des métiers concernés.
Après plus de sept années chez ORINOX, Nizar considère aujourd’hui la transmission comme une composante naturelle de son métier.
Lorsqu’une difficulté apparaît, il sait pouvoir s’appuyer sur le réseau de compétences de ses collègues. Et lorsqu’il rencontre à son tour une problématique qu’il connaît, il partage son expérience avec les équipes, par mail ou lors d’échanges directs. La communauté : « OX Community » facilite le partage des connaissances et la résolution des problèmes.
Cette circulation des connaissances accompagne l’évolution des compétences individuelles, mais aussi la capacité collective des équipes à répondre à des problématiques industrielles de plus en plus complexes.
De la conception 3D à la coordination entre disciplines, l’expérience de Nizar illustre ainsi une réalité essentielle de l’ingénierie numérique : les logiciels évoluent rapidement, mais la valeur d’une maquette repose toujours sur la compréhension du métier, l’expérience du terrain et la capacité des équipes à travailler ensemble.